Booster votre candidature en enregistrant et partageant votre vidéo de présentation aux recruteurs

J'enregistre ma vidéo
Retour

Offre proposée par

Ministère Des Armées

Ministère des Armées

Etude de l’impact d’interférents sur des récepteurs GNSS

Bruz, Bretagne Energie / Matériaux / Mécanique
Postuler maintenant

Les récepteurs GNSS poursuivent et traitent les signaux émis par des satellites des constellations type GPS et Galileo, permettant en autre l’estimation d’un PVT (Position, Vitesse, Temps). 

Les signaux reçus sur terre étant de faible puissance (inférieure à celle du bruit thermique), les récepteur GNSS sont très vulnérables face aux interférences, notamment sur les bandes de fréquences de réception. La notion d’interférents aux signaux GNSS est ainsi rapidement devenue une problématique majeure. Le récepteur GNSS doit recevoir les signaux GNSS avec un rapport (puissance du signal utile) / (bruit + interférence) assez important. 

Ce stage abordera plus particulièrement la relation existante entre certaines caractéristiques de l’interférent (puissance, forme d’onde…) et certaines observables du récepteurs (C/N0, état récepteur…).

Objectif

Mettre en place une stratégie puis développer un modèle permettant d’estimer de manière théorique l’impact d’un interférent sur un récepteur GNSS. Entre autre, le C/N0 pourra être un bon candidat afin de quantifier l’impact d’un interférent sur un récepteur. Des essais seront réalisés afin de comparer la théorie à la pratique. 

Pour aller plus loin, il serait d’intérêt de définir un seuil théorique de C/N0 au-dessus duquel la poursuite du code des signaux GNSS par un récepteur est possible (l’étude de la poursuite de la porteuse serait un plus).

Le travail demandé pourrait se décomposer comme décrit ci-dessous :

1) A partir des documents présents dans la littérature, développer un outil (en Matlab par exemple) capable de calculer le C/N0 équivalent en fonction de l’interférent. La principale difficulté de ce premier point réside dans l’estimation du facteur de qualité Q dont la notion est très proche de celle du SSC (Spectral Separation Coefficient) [4]. Le principe est d’intégrer le produit des spectres fréquentiels (ou des densités spectrales) du signal utile et du signal de brouillage.

2) Estimer de manière théorique, et pour chaque modulation considérée, la valeur de Q minimale pouvant être obtenue. Cette valeur permettra de calculer le pire impact qu’un brouillage, avec une puissance donnée, pourrait avoir sur un récepteur travaillant avec des signaux GNSS donnés.

3) Réaliser des essais sur différents récepteurs GNSS afin de voir si la théorie et la pratique sont cohérentes. Il est attendu qu’en pratique, les résultats dépendent du récepteur. Il est demandé dans ce dernier point de réfléchir à une méthodologie permettant d’avoir un modèle théorique représentatif de la réalité mais surtout représentatif d’une large gamme de récepteurs. Pour cela il pourrait-être utile de s’intéresser aux valeurs de C/N0 estimées par les récepteurs en absence de brouillage.

Bonnes bases en traitement du signal, en programmation Matlab, en anglais (lecture de documents techniques), La connaissance des systèmes GNSS GPS et Galileo est un plus.

DGA Maîtrise de l’information Bruz (près de Rennes) est responsable de la conception, de l’acquisition et de l’évaluation des systèmes qui équipent les forces Armées. Nos experts techniques travaillent dans les domaines innovants tels que les systèmes d’information et de communication, la cybersécurité, l’Intelligence Artificielle, la survivabilité des systèmes, la navigation, la guerre électronique et les systèmes de missiles.